Le 30 juin 2026, Gage Roads Brew Co publie sur Vimeo et sur les canaux australiens de Campaign Brief le film de lancement du Beerboard, présenté comme la première planche de surf au monde remplie de bière. Le format tient en deux gestes : une planche de type single fin, ce shape rétro cher à la scène australienne, taillée pour héberger une chambre étanche de 10 litres de Summer Ale « Single Fin », la bière signature de la brasserie. Un robinet amovible, une valve de pressurisation, et le tour est joué.
Un shape signé Phantom Surfboards, testé par Jack Robinson
Pour donner du crédit au gadget, Gage Roads a confié la fabrication au shaper légendaire Chris Garrett, aka Phantom Surfboards, l'une des figures de la culture surf de Perth. La chambre à bière a été creusée dans le pain de mousse en s'inspirant de la Greenough Spoon, cette board expérimentale des années 60 qui a redéfini le rapport entre volume et manoeuvrabilité. Une fois close par une paroi alimentaire, la cavité peut être mise sous pression via une valve dédiée, puis vidée en soulevant un robinet vissé sur le nose de la planche.
Le test grandeur nature est confié à Jack Robinson, actionnaire de la brasserie et médaillé olympique de surf, accompagné du free surfer australien Brendan « Margo » Margieson. Sur les vagues de la côte ouest, Robinson livre le verdict : « Une planche vraiment fun à rider. On sent bien les litres en plus au moment de ramer et pour prendre la vague, mais une fois debout elle passe très bien. » L'aveu du surfeur olympique en dit long sur la précision de fabrication nécessaire pour qu'un objet publicitaire coche à la fois la case surfable et la case comm.
Un vieux débat de mousse et de pintes
Le concept du Beerboard tient à un running joke de la scène surf : dans les magasins, certains décrivent leur planche en litres (le volume de mousse, qui conditionne la flottabilité), d'autres en pieds et pouces (la longueur historique). Gage Roads a pris le débat au pied de la lettre, en fabriquant une board qui mérite littéralement d'être mesurée en litres. Une provocation visuelle qui vient renforcer le positionnement de Single Fin, l'ale la plus vendue en Australie de l'Ouest, dans un univers où l'on préfère les histoires vraies aux storytellings trop propres.
Une équipe créative maison et zéro star system
Fait notable pour un coup de comm de ce calibre : aucune grande agence n'est créditée. Le film, la conception et la production ont été gérés en interne chez Gage Roads, sous l'oeil du creative lead Chris Rowson, du producteur Jack Bow, du réalisateur photographe Lauchlan Dempsey et de la brand manager Emily Creer. Un choix cohérent avec l'ADN de la marque, brasserie indépendante basée à Palmyra (Australie-Occidentale), cotée à l'ASX mais toujours attachée à une image artisanale. La démonstration technique, elle, a été payée en explosions : plusieurs prototypes ont sauté avant que la mise sous pression ne tienne.