Quand le premier Tour de France a tracé son itinéraire en 1903, il s'est appuyé sur le réseau ferroviaire pour permettre aux spectateurs de suivre la course. Cent vingt-trois ans plus tard, la SNCF officialise ce lien en devenant partenaire officiel de la Grande Boucle. Pour marquer cette première année de collaboration, elle ne signe pas un film de sport mais un film d'été à hauteur de gens. Sur les bords de route, les quais de gare, les fenêtres de wagon, on ne voit jamais le peloton. On voit des Français qui regardent, qui voyagent, qui se retrouvent. Ceux qui font, chaque jour, leur propre Tour de France.
Deux trajectoires, un même imaginaire
Signé Publicis Conseil, le film déployé en TV et en digital choisit un angle délicat à tenir : parler d'un événement sportif mondial sans montrer la course elle-même. La caméra se pose sur des scènes d'été simples, des visages familiers, une France ordinaire et reconnaissable. Le choix de « La Bicyclette », chanson populaire d'Yves Montand réinterprétée pour l'occasion, n'est pas anodin. Comme l'explique Marco Venturelli, Président et CCO de Publicis Conseil, l'idée est de placer deux regards en parallèle : celui du peloton et celui du train, deux trajectoires qui traversent les mêmes paysages et révèlent une même émotion collective.
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Un partenariat qui prolonge une histoire déjà écrite
La SNCF et le Tour de France partagent une vocation commune depuis leurs origines : relier les territoires, entretenir un lien entre les Français et contribuer à l'attractivité des régions. Pauline Calmès, Directrice de la communication et de la marque du groupe SNCF, formule l'intention avec clarté : ce film célèbre les territoires et ceux qui les font vivre, les Français qui regardent, pédalent, voyagent et encouragent. La campagne se conclut sur cette phrase : « Chaque jour, nous sommes des millions à faire le Tour de France ». Un rappel du rôle quotidien de l'entreprise dans la vie des gens, ancré dans l'un des rendez-vous les plus fédérateurs de l'année.
« Il y a le peloton, il y a le train, et les deux traversent les mêmes paysages. Nous voulions raconter ce que la France vit autour de la course : les vacances qui commencent, les gares qui se remplissent, les territoires qui s'animent. »
Marco Venturelli, Président et CCO de Publicis Conseil, juillet 2026.
Un dispositif pensé dans la durée et éco-produit
La campagne est diffusée du 4 au 26 juillet 2026 pour le Tour de France masculin, puis du 1er au 9 août 2026 pour le Tour de France Femmes avec Zwift. Un format 30 secondes est déployé en TV et en digital, tandis qu'un format long de 60 secondes vit sur les plateformes du groupe SNCF. Sur le plan de la production, la campagne s'inscrit dans la logique d'éco-production déjà adoptée sur les précédents films du groupe : casting de figurants locaux, décors naturels, stylisme de seconde main et gestion raisonnée de l'énergie sur les lieux de tournage. Des choix qui réduisent l'empreinte carbone de la campagne sans en altérer l'ambition créative.
Après « Hexagonal », un deuxième acte plus doux
La signature « Chaque jour, nous sommes des millions à faire le Tour de France » prolonge le récit installé quelques mois plus tôt par « Hexagonal », film manifeste porté par le slameur Gaël Faye et déjà écrit par Publicis Conseil. Là où « Hexagonal » posait la voix, celui-ci pose la mélodie. Le train n'est plus un service, c'est un imaginaire partagé. Pour une entreprise publique dont l'image se joue autant sur la ponctualité que sur le récit collectif, cette continuité de plateforme éditoriale est stratégique : elle inscrit la marque dans une longue distance, à rebours des campagnes tactiques usuelles.
Le sport comme prétexte à parler de service public
Ce que la campagne SNCF réussit, c'est de faire du sport un prétexte pour parler de mobilité du quotidien. Là où d'autres partenaires du Tour saturent l'écran de logos et de records, la SNCF laisse la course hors-champ et met en scène ce qui l'entoure. Un choix qui redonne du sens à la présence d'un service public sur un événement populaire : ne pas capter l'attention par la performance, mais par la familiarité. Dans un été 2026 saturé de campagnes Coupe du Monde et de récupérations sportives, ce pas de côté fait franchement du bien.